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Pour beaucoup, Laura Ingalls Wilder (1867-1957) demeure liée à la série La Petite Maison dans la Prairie, qui a rendu familier le quotidien des pionniers américains. Cette image, aussi forte soit-elle, ne suffit pourtant pas à rendre compte de la cohérence morale et du sens des responsabilités qui ont guidé sa vie. Un aspect en particulier reste largement ignoré : son lien avec la franc-maçonnerie, à travers son engagement au sein de l’Order of the Eastern Star, organisation para-maçonnique ouverte aux femmes. Explorer la place de la franc-maçonnerie dans la vie de Laura Ingalls Wilder permet de mieux comprendre son rapport au devoir, à la communauté et à la transmission. Comprendre l’engagement maçonnique de Laura Ingalls Wilder, c’est découvrir une femme qui vivait ses valeurs avec sobriété, constance et fidélité.

Aux sources d’une vie pionnière : comment l’enfance de Laura Ingalls Wilder prépare-t-elle son futur engagement dans l’Order of the Eastern Star ?

Laura Ingalls Wilder naît le 7 février 1867 à Pepin, dans le Wisconsin, au sein d’une famille marquée par un long héritage colonial : son père Charles Philip Ingalls (1836-1902) descend de la lignée Delano, apparentée à Franklin Delano Roosevelt et à Ulysses S. Grant ; sa mère Caroline Quiner (1839-1924) est issue de Richard Warren, passager du Mayflower. Mais la famille, bien qu’ancrée dans l’histoire américaine, vit dans une simplicité rude, enchaînant les déplacements : Wisconsin, Missouri, Kansas, puis retour au Wisconsin avant l’installation à Walnut Grove.

Famille Ingalls photographiée à l’époque et représentation télévisuelle ultérieure — un écart qui souligne la distance entre réalité historique et imaginaire populaire.

Ces migrations façonnent chez Laura un sens aigu de l’adaptation et une attention aux liens familiaux. La vie pionnière n’a rien de romantique : conditions climatiques extrêmes, isolement, récoltes incertaines. Cette épreuve permanente forge une capacité d’analyse, une sobriété morale et une solidarité active que l’on retrouvera plus tard dans ses engagements maçonniques, où la fidélité, la responsabilité et la constance sont des valeurs centrales.

Entre migrations et responsabilités précoces : quelles valeurs fondatrices pour Laura Ingalls Wilder ?

L’installation à De Smet en 1879 offre enfin à la famille une stabilité durable. Laura, alors adolescente, peut suivre une scolarité continue et s’imprégner d’un environnement communautaire plus structuré. À quinze ans, elle devient institutrice, responsabilité exceptionnelle pour une jeune fille de cet âge. Elle contribue à l’économie familiale tout en maîtrisant les codes de la transmission pédagogique, ce qui marque son rapport futur à l’écriture.

Son mariage avec Almanzo Wilder (1857-1949) en 1885 inaugure une période éprouvante : maladie d’Almanzo, incendies, sécheresses, perte d’un enfant. Ces difficultés ne brisent pas Laura ; elles affermissent au contraire une éthique de la persévérance et de la solidarité. Cette manière de faire face aux épreuves — sans emphase, par le travail et la loyauté — trouvera plus tard un écho naturel dans l’Order of the Eastern Star.


Mansfield et l’émergence d’une voix littéraire : comment une vie pionnière devient-elle un témoignage universel ?

En 1894, Laura et Almanzo s’installent à Mansfield, Missouri. Ils y bâtissent progressivement une exploitation agricole viable : vergers, production laitière, volailles. Cette stabilité nouvelle permet à Laura de s’engager davantage dans la communauté locale. Elle devient chroniqueuse pour le Missouri Ruralist, offrant à ses lecteurs une réflexion claire et structurée sur la vie rurale, la famille, l’économie domestique et le rôle des femmes dans une société en transition.

Laura Ingalls Wilder et son mari Almanzo Wilder — un couple uni par le travail, les épreuves et une loyauté discrète mais profonde.

Ce travail journalistique façonne une écriture précise, sobre, attentive à la réalité. Mansfield devient pour elle un laboratoire d’observation sociale et un espace où affleure sa capacité à décrire l’effort quotidien sans plainte ni pathos. Cette posture — lucide, rigoureuse, profondément morale — rejoint déjà les valeurs de l’Order of the Eastern Star, même si elle n’est pas encore au cœur de son engagement.

De la mémoire familiale à la saga littéraire : comment Laura Ingalls Wilder construit-elle une œuvre durable ?

Lorsque Laura soumit à sa fille Rose Wilder Lane (1886-1968) un premier manuscrit autobiographique, elle ne visait pas un succès littéraire : elle voulait préserver une mémoire. Rose, écrivaine confirmée, l’aida à structurer le récit, à lui donner rythme et cohérence. De ce dialogue naquit La Petite Maison dans les Grands Bois (1932), premier volume d’une série qui se poursuivit jusqu’en 1943.

Le troisième ouvrage, La Petite Maison dans la Prairie (1935), devint le titre emblématique de l’ensemble et donna plus tard son nom à la célèbre série télévisée. Loin d’embellir le passé, cette saga constitue un témoignage incarné de la vie pionnière : ses rigueurs, ses devoirs, ses solidarités. La fidélité de Laura aux valeurs familiales, à l’effort et à la justesse morale fait de cette œuvre un repère durable de la littérature américaine. Ce réalisme éthique, empreint de dignité, résonne étroitement avec les principes qu’elle mettra en œuvre au sein de l’Order of the Eastern Star.


Une famille dans la franc-maçonnerie : quel rôle l’Order of the Eastern Star joue-t-il dans le parcours de Laura Ingalls Wilder ?

Lorsque les Ingalls s’installèrent à De Smet, la famille trouva enfin une stabilité qui rendait possible un engagement communautaire régulier. C’est là que Charles Philip Ingalls (1836-1902) fut reçu Maçon en 1885, prolongeant dans un cadre structuré les valeurs de devoir et de rectitude qu’il vivait déjà auprès des siens. En 1891, Caroline Ingalls (1839-1924) et leur fille Carrie rejoignirent l’Order of the Eastern Star, un ordre para-maçonnique ouvert aux femmes comme aux hommes, qui met en avant l’entraide, la fidélité aux engagements et une orientation caritative ancrée dans la tradition de l’Ordre.

Laura, qui avait grandi dans cette atmosphère de droiture et de solidarité, trouva dans l’Ordre un cadre qui prolongeait naturellement l’éducation reçue. Elle fut reçue dans l’Eastern Star en 1893, la même année que son père, ce qui souligne la continuité morale qui unissait les deux générations. Elle s’investit ensuite dans la vie du Chapitre et fut élue à trois reprises Digne Matrone, Présidente du Chapitre, office central dans la direction des travaux et dans l’organisation caritative de l’Ordre. Dans cette démarche, rien de mondain : simplement la volonté de mettre en œuvre, au sein d’une communauté structurée, des principes déjà profondément enracinés dans la vie familiale.


Valeurs et convictions : que révèle l’engagement maçonnique de Laura Ingalls Wilder sur sa vision morale et politique ?

Les choix politiques de Laura Ingalls Wilder témoignent d’un attachement constant à la responsabilité individuelle. Issue d’un environnement marqué par la débrouillardise pionnière, elle observait avec prudence toute forme d’ingérence excessive dans la vie des familles. Son éloignement du Parti démocrate lors du New Deal de Franklin Delano Roosevelt relevait moins d’un positionnement idéologique que d’une inquiétude : celle de voir l’État intervenir trop largement dans les affaires privées. Aux côtés de sa fille Rose Wilder Lane (1886-1968), elle compte parmi les figures qui ont préparé, souvent sans le chercher, le terrain intellectuel du libertarianisme américain du XXᵉ siècle.

Sa sensibilité sociale se manifestait également dans sa position sur les droits civiques. Mansfield, comme beaucoup de villes américaines de cette époque, vivait dans un climat où la ségrégation demeurait largement admise. Le simple fait que Laura serre publiquement la main d’un homme de couleur provoqua un scandale local : ce geste, banal en soi, rompait avec une convention sociale fortement ancrée. Il révèle une femme peu sensible aux préjugés et attentive à la dignité de chacun, quelle que soit sa condition.

Entre tradition, liberté et responsabilité : quelle cohérence intérieure chez Laura Ingalls Wilder ?

La foi de Laura Ingalls Wilder occupait une place importante dans sa vie quotidienne : elle priait, lisait la Bible et assistait au culte méthodiste chaque semaine. Pourtant, ni elle ni Almanzo ne devinrent membres officiels de l’Église méthodiste. Cette distance volontaire souligne une manière d’être marquée par la fidélité aux valeurs sans adhésion formelle à une institution. Elle reconnaissait la dimension spirituelle de l’existence mais refusait d’en déléguer l’interprétation à une autorité ecclésiastique. Cette attitude, stable et réfléchie, éclaire sa manière plus générale d’articuler tradition et liberté.

Quatre portraits de Laura Ingalls Wilder à différents moments de sa vie, révélant la continuité d’une personnalité marquée par la constance morale.

C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre son engagement dans l’Order of the Eastern Star. Laura n’y cherchait ni prestige ni distinction, mais un lieu où vivre des principes en harmonie avec son tempérament : constance, honnêteté, solidarité concrète. Son parcours ne relève ni d’un attachement nostalgique à un passé idéalisé, ni d’un esprit de rupture. Il traduit plutôt une fidélité à ce qu’elle estimait être juste, sans se laisser contraindre par les conformismes, qu’ils soient religieux, politiques ou sociaux. Cette cohérence intérieure, discrète mais ferme, donne son unité à une existence façonnée par la responsabilité personnelle autant que par le souci des autres.


Conclusion : que nous dit l’Order of the Eastern Star sur la vie et l’œuvre de Laura Ingalls Wilder ?

Relire la vie de Laura Ingalls Wilder à la lumière de son engagement dans l’Order of the Eastern Star permet de percevoir la cohérence profonde de son parcours. Sa fidélité au devoir, son attention aux autres, son refus des conformismes sociaux et son sens de la responsabilité personnelle ne relevaient pas de principes abstraits : ils prenaient forme dans sa vie quotidienne, dans ses choix civiques et dans son travail au sein du Chapitre.

La franc-maçonnerie et l’Eastern Star n’ont pas façonné sa pensée, mais lui ont offert un cadre où se déployaient naturellement des valeurs déjà présentes en elle depuis l’enfance pionnière. Elles éclairent ainsi d’un jour plus net son œuvre littéraire : derrière les récits familiaux, on retrouve une éthique de droiture, de sobriété et de solidarité. Laura Ingalls Wilder apparaît alors comme une figure dont la simplicité apparente dissimule une véritable constance intérieure, attentive aux autres et fidèle à une ligne morale exigeante.

Par Ion Rajolescu, rédacteur en chef de Nos Colonnes — au service d’une parole maçonnique juste, rigoureuse et vivante

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FAQ – Laura Ingalls Wilder et l’Order of the Eastern Star 

1. Laura Ingalls Wilder a-t-elle réellement appartenu à un ordre para-maçonnique ?

Oui. Elle fut reçue dans l’Order of the Eastern Star en 1893 à De Smet, puis affiliée au Chapitre de Mansfield en 1897.

2. L’Order of the Eastern Star appartient-il à la franc-maçonnerie ?

L’OES est un ordre para-maçonnique historiquement lié à la franc-maçonnerie, mais disposant d’une organisation propre et de Chapitres autonomes.

3. Charles Ingalls, le père de Laura, était-il franc-maçon ?

Oui. Charles Philip Ingalls fut reçu Maçon en 1885 à De Smet.

4. Almanzo Wilder était-il également membre de l’Eastern Star ?

Oui. Almanzo fut reçu Maçon en 1898, puis devint membre de l’Eastern Star en 1902.

5. Quels offices Laura Ingalls Wilder a-t-elle occupés au sein de l’Eastern Star ?

Elle occupa vingt-trois fois un office, dont trois fois celui de Digne Matrone (Présidente du Chapitre).

6. L’engagement maçonnique de Laura a-t-il influencé son œuvre littéraire ?

Indirectement, oui : on retrouve dans sa saga autobiographique des thèmes proches de ceux valorisés dans l’OES, comme la responsabilité, l’entraide et la constance morale.

7. Pourquoi Laura est-elle entrée dans l’Order of the Eastern Star ?

Par continuité avec les valeurs familiales : droiture, solidarité et régularité dans l’engagement communautaire.

8. Quel fut son positionnement politique face au New Deal ?

Elle s’en éloigna, estimant que l’État prenait une place trop importante dans la vie privée — position cohérente avec son attachement à la responsabilité individuelle.

9. Laura Ingalls Wilder défendait-elle les droits des femmes ?

Oui, de manière pragmatique : elle soutenait l’indépendance des femmes, leur éducation et leur participation active à la vie civique.

10. Pourquoi a-t-elle suscité un scandale à Mansfield ?

Parce qu’elle serra publiquement la main d’un homme de couleur, acte simple mais jugé transgressif dans un contexte local marqué par la ségrégation.


Retrouvez ici la retranscription complète du podcast pour ceux qui préfèrent la lecture ou souhaitent approfondir les échanges.

PODCAST — Laura Ingalls Wilder : une cohérence intérieure révélée par l’Order of the Eastern Star

Podcast long

Laura Ingalls Wilder : une cohérence intérieure révélée par l’Order of the Eastern Star

Laura Ingalls Wilder appartient à ces figures que la popularité finit par simplifier. La série La Petite Maison dans la Prairie a donné de son univers une image tendre et familière, mais cette représentation occulte parfois la densité d’une vie marquée par le courage discret, l’effort constant et une attention profonde aux autres. Son parcours témoigne d’une capacité rare à avancer avec constance, dans un monde pionnier où la solidarité n’était pas un choix moral mais une condition de survie.

Laura naît en mille huit cent soixante-sept dans le Wisconsin, au sein d’une famille habituée aux déplacements et aux rigueurs des hivers du Nord. Lorsque son père Charles Ingalls est reçu Maçon en mille huit cent quatre-vingt-cinq, il formalise des valeurs déjà vécues au quotidien. En mille huit cent quatre-vingt-onze, Caroline et leur fille Carrie rejoignent l’Order of the Eastern Star. Laura y est reçue en mille huit cent quatre-vingt-treize, dans une continuité presque naturelle.

À Mansfield, où la famille s’installe en mille huit cent quatre-vingt-quatorze, l’engagement se poursuit. Affiliée au Chapitre local en mille huit cent quatre-vingt-dix-sept, Laura occupe vingt-trois fois un office, dont trois fois celui de Digne Matrone. Almanzo, reçu Maçon en mille huit cent quatre-vingt-dix-huit puis membre de l’Eastern Star en mille neuf cent deux, participe lui aussi à cette présence fraternelle durable.

L’œuvre littéraire prend forme dans les années suivantes. En mille neuf cent trente, Laura confie à sa fille Rose Wilder Lane un premier manuscrit autobiographique. De leur collaboration naissent La Petite Maison dans les Grands Bois en mille neuf cent trente-deux, puis La Petite Maison dans la Prairie en mille neuf cent trente-cinq, avant les volumes suivants publiés jusqu’en mille neuf cent quarante-trois. La saga restitue, sans embellissement, une expérience pionnière marquée par la simplicité, l’effort et la solidarité.

Son engagement civique prolonge cette cohérence. Méfiante envers l’intervention publique excessive, attentive à la dignité de chacun, elle adopte des positions parfois en décalage avec son époque. Un simple geste — serrer publiquement la main d’un homme de couleur à Mansfield — suscite un scandale local, révélant son indépendance de jugement.

Relire Laura Ingalls Wilder à la lumière de son engagement para-maçonnique révèle la cohérence profonde de son parcours : une femme discrète, rigoureuse, attentive aux autres, dont la constance intérieure structure ses choix comme son écriture.

18 décembre, 2025
Balises: Histoire